12.1.2026
Faire appel à un détective privé à Genève implique une exigence essentielle : l’autorisation légale d’exercer.

Dans le canton de Genève, l’activité de détective privé est strictement encadrée et soumise à une inscription officielle auprès des autorités compétentes.
De nombreuses personnes ignorent encore qu’il existe une liste officielle des détectives privés autorisés à Genève, tenue par la Brigade des Armes, de la Sécurité Privée et des Explosifs (BASPE). Cette liste constitue la seule référence fiable pour vérifier qu’un professionnel est habilité à exercer légalement dans le canton.
Dans cet article, nous vous proposons un guide clair, légal et à jour pour comprendre où trouver cette liste officielle, quelles sont les conditions pour être autorisé à exercer comme détective privé à Genève, quels services peuvent être proposés dans un cadre légal, et comment choisir un professionnel agréé en toute sécurité.
À Genève, l’exercice de la profession de détective privé est strictement encadré. La seule référence officielle qui permet de vérifier si un détective privé est légalement autorisé à exercer dans le canton de Genève est la liste tenue par la Brigade des Armes, de la Sécurité Privée et des Explosifs (BASPE), rattachée à la police cantonale genevoise.
Cette liste recense l’ensemble des détectives privés et agences d’investigation autorisés, après contrôle de leur intégrité, de leur situation administrative et du respect des exigences légales en vigueur.
Elle est publique, régulièrement mise à jour et accessible gratuitement.
Consulter cette liste constitue une étape indispensable avant toute prise de contact ou signature de mandat. Un détective privé qui n’y figure pas n’est pas habilité à exercer légalement dans le canton de Genève, quels que soient son discours commercial ou son expérience affichée.

La liste officielle des détectives privés autorisés est disponible directement sur le site de la police cantonale genevoise, via la page dédiée de la BASPE. Elle est généralement proposée sous la forme d’un document téléchargeable.
Ce document permet notamment de vérifier, pour chaque détective privé ou agence autorisée :
Cette vérification simple permet d’éviter tout recours à un intermédiaire non autorisé, dont les interventions pourraient exposer le mandant à des risques juridiques importants.
Faire appel à un détective privé non autorisé peut avoir des conséquences lourdes. Les preuves collectées ne sont non seulement pas recevables, mais peuvent également engager la responsabilité pénale ou civile du client.
À l’inverse, un détective privé inscrit sur la liste officielle lui permet d'agir dans un cadre légal clair, avec des méthodes encadrées et des obligations déontologiques strictes. Cela garantit non seulement la légalité de l’enquête, mais aussi la recevabilité des constatations dans un cadre judiciaire ou administratif.
Dernière mise à jour : 31 décembre 2025
L’analyse de la liste officielle des détectives privés autorisés à Genève, établie à partir du registre cantonal et régulièrement mise à jour, permet de comprendre et d'analyser precisement l’évolution et la structure de la profession dans le canton.

Au total, 407 détectives privés distincts sont actuellement recensés comme ayant obtenu une autorisation d’exercer à Genève depuis la mise en place du registre.
Chaque ligne du registre correspond à une autorisation individuelle, indépendamment des liens familiaux, commerciaux ou du partage éventuel d’une même adresse professionnelle.
Ce volume illustre une activité soutenue et durable de la profession sur plusieurs décennies, avec des autorisations délivrées de manière continue depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui.
L’étude chronologique des dates d’agrément montre que :
Ces tendances confirment que l’activité de détective privé à Genève est devenue plus structurée, plus visible et plus réglementée au fil du temps.

Sur les 407 détectives privés recensés :
Cette répartition s’appuie sur l’analyse des prénoms figurant dans le registre. Elle met en évidence une profession historiquement masculine, même si l’on observe une progression régulière du nombre de femmes détectives privés au cours des quinze à vingt dernières années.
L’exercice de la profession de détective privé à Genève est strictement encadré. Toute personne souhaitant obtenir une autorisation d’exercer doit déposer une requête officielle auprès des autorités compétentes et démontrer qu’elle remplit des conditions précises en matière d’identité, d’intégrité, de solvabilité et de capacité civile.
Contrairement à certaines idées reçues, il ne suffit pas de se déclarer enquêteur privé pour exercer légalement. L’autorisation repose sur un examen approfondi du dossier personnel et administratif du requérant.
Le candidat doit fournir :
Ces documents permettent de vérifier l’identité du requérant ainsi que sa situation administrative en Suisse.
Les autorités exigent :
Cet historique permet de retracer le parcours résidentiel du candidat et d’identifier les juridictions concernées pour les contrôles d’antécédents.
Le contrôle de l’intégrité constitue un point central de la procédure. Le dossier doit inclure :
Ces documents visent à s’assurer de l’absence de condamnations incompatibles avec l’exercice d’une activité sensible impliquant des enquêtes et des données personnelles.
Le requérant doit également fournir :
Ces éléments permettent d’évaluer la capacité juridique du candidat à exercer une activité indépendante ou salariée dans ce domaine.
La stabilité financière est un critère déterminant. Les pièces suivantes sont requises :
Ces documents garantissent que le futur détective privé présente une situation financière compatible avec les exigences de la profession.
Enfin, selon le lieu de domicile :
Cette vérification vise à s’assurer que le requérant présente les garanties morales nécessaires à l’exercice d’une profession fondée sur la discrétion, la confiance et le respect du cadre légal.
À Genève, les prestations proposées par les détectives privés sont strictement encadrées par la législation cantonale. Les professionnels autorisés figurent sur le registre officiel tenu par la Brigade des armes, de la sécurité privée et des explosifs (BASPE), autorité de référence en matière d’agents intermédiaires.
Il est essentiel de souligner que dans le canton de Genève, les autorisations sont distinctes selon la nature des activités exercées.
Un professionnel peut être autorisé comme détective privé, comme agent de renseignements commerciaux, ou cumuler les deux statuts uniquement s’il dispose des deux autorisations délivrées par la BASPE.
Note : une autorisation de détective privé ne permet pas automatiquement d’exercer des activités de renseignements commerciaux, et inversement.
Les enquêtes civiles et familiales constituent l’un des principaux champs d’intervention des détectives privés autorisés à Genève. Elles concernent des situations personnelles sensibles, dans lesquelles la recherche de faits objectifs permet de lever un doute, d’éclairer une décision ou de documenter une situation dans un cadre légal strict.
Ces investigations peuvent notamment porter sur :
Les enquêtes civiles et familiales reposent sur des observations réalisées dans des lieux accessibles au public, sur des surveillances ponctuelles ou des filatures légales, et donnent lieu à des rapports détaillés, datés et horodatés, pouvant être utilisés dans un cadre personnel ou judiciaire.
Les détectives privés autorisés à Genève peuvent également intervenir dans le cadre d’enquêtes professionnelles et économiques, à condition de disposer, le cas échéant, de l’autorisation spécifique d’agent de renseignements commerciaux délivrée par la BASPE. Cette distinction est essentielle, les activités de renseignements commerciaux étant soumises à un régime juridique distinct.
Dans ce domaine, les prestations peuvent inclure :
Ces enquêtes s’adressent aussi bien aux entreprises qu’aux indépendants ou aux particuliers confrontés à des enjeux financiers ou commerciaux. Elles permettent de prendre des décisions éclairées, de sécuriser des relations professionnelles ou de documenter des situations à risque, tout en respectant strictement le cadre légal applicable aux agents intermédiaires à Genève.

En Suisse, la profession de détective privé n’est pas réglementée de manière uniforme au niveau fédéral. Contrairement à ce que beaucoup de personnes imaginent, il n’existe pas de loi encadrant systématiquement l’activité sur l’ensemble du territoire de la Confédération.
À ce jour, seuls trois cantons disposent d’un cadre légal spécifique imposant une autorisation officielle pour exercer : Genève, Neuchâtel et le Tessin.
Dans ces cantons, un détective privé ne peut intervenir légalement sans avoir obtenu une autorisation préalable délivrée par les autorités compétentes et sans être inscrit sur un registre officiel. Cette autorisation donne lieu à la délivrance d’une carte professionnelle, attestant que le détective remplit les conditions légales, administratives et d’intégrité exigées. Toute enquête menée sans cette autorisation expose non seulement le professionnel, mais également le mandant, à des risques juridiques importants, notamment en matière de recevabilité des preuves.
Les différences de réglementation entre les cantons sont donc significatives. À Genève, l’activité est strictement encadrée par la Loi sur les agents intermédiaires (LAInt) et placée sous le contrôle des autorités cantonales. Des règles comparables existent à Neuchâtel et au Tessin. En revanche, dans la majorité des autres cantons suisses, la profession demeure peu ou pas réglementée, ce qui rend les vérifications préalables d’autant plus essentielles avant tout mandat.
Il est donc fondamental que tout détective privé chargé d’une enquête dans un canton réglementé soit dûment agréé dans ce canton précis, indépendamment de son lieu de domiciliation ou du siège de son agence.
À titre d’exemple, AGOP dispose des autorisations officielles requises aussi bien dans le canton de Genève que dans celui de Neuchâtel, permettant d’y intervenir légalement et de produire des constatations conformes aux exigences des autorités.

Avant toute démarche, se renseigner sur le cadre légal applicable au canton concerné et vérifier l’agrément du détective privé constituent une étape indispensable pour garantir la légalité de l’enquête et la valeur des preuves recueillies.
Choisir un détective privé à Genève ne se limite pas à une simple recherche en ligne ou à une question de tarif. Il s’agit d’une démarche sensible, impliquant des enjeux personnels, juridiques et parfois financiers importants. Certains critères doivent impérativement être vérifiés avant toute prise de décision.
Avant de confier une mission à un détective privé, plusieurs vérifications sont indispensables.
En premier lieu, il convient de s’assurer que le professionnel est officiellement autorisé à exercer dans le canton de Genève. Cette autorisation est délivrée par la BASPE et figure sur la liste officielle des agents intermédiaires. Un détective non inscrit exerce illégalement, et les preuves qu’il recueillerait pourraient être inutilisables.
Enfin, aucune enquête ne doit débuter sans la signature préalable d’un mandat écrit. Ce document définit précisément l’objet de la mission, son cadre légal, les limites de l’intervention, les honoraires et les obligations réciproques. Engager un détective sans mandat formel expose le client à des risques juridiques inutiles.
Contrairement à une idée répandue, la présence d’un bureau physique n’est pas un critère absolu pour juger du sérieux ou de la compétence d’un détective privé.
Un bureau peut effectivement constituer un signe de stabilité et de structure, notamment pour certaines agences établies. Toutefois, l’absence de bureau ne signifie en aucun cas un manque de professionnalisme. Le métier de détective privé est avant tout un travail de terrain : surveillances, filatures, déplacements, observations et interventions discrètes occupent l’essentiel du temps.
De nombreux détectives privilégient des rendez-vous dans des lieux neutres et discrets, choisis en fonction du contexte et de la situation du client. Cette approche permet notamment d’éviter qu’un futur mandant soit vu à proximité d’une agence de détective privé, ce qui peut représenter un risque en termes de confidentialité.
Par ailleurs, certains professionnels préfèrent investir dans du matériel performant, des moyens humains adaptés et une forte disponibilité opérationnelle, plutôt que dans des frais fixes liés à un bureau permanent qu’ils occupent très rarement. Cette organisation peut s’avérer particulièrement efficace, notamment dans le cadre d’affaires sensibles.
Dans le choix d’un détective privé, la prudence s’impose face aux promesses trop séduisantes et à certains éléments de communication visibles en ligne. Une identité visuelle très travaillée ou un discours excessivement affirmatif ne constituent pas, à eux seuls, une garantie de sérieux ou de compétence.
À l’inverse, une identité visuelle négligée ou approximative peut également interroger. Le soin apporté à la présentation reflète souvent le niveau d’exigence professionnelle, notamment dans la rédaction des rapports et la qualité des documents remis au mandant. Un minimum de rigueur et de cohérence visuelle reste donc indispensable, sans que cela ne devienne un argument commercial en soi.
Par ailleurs, ll faut se méfier des promesses de résultats garantis ou de taux de réussite affichés, qui n’ont aucune valeur objective dans une profession où chaque situation est unique et dépend de nombreux facteurs indépendants de l’enquêteur. Un détective privé sérieux ne peut jamais garantir une issue, mais uniquement des moyens, une méthode et un cadre légal strict.
La question des avis clients en ligne mérite également une attention particulière. Contrairement à d’autres secteurs, le métier de détective privé génère très peu de témoignages publics authentiques. La grande majorité des clients souhaitent préserver leur anonymat et leur discrétion, ce qui est parfaitement légitime compte tenu de la nature des affaires traitées.
Aussi, la présence d’un grand nombre d’avis anonymes, très élogieux ou standardisés, doit inviter à la réserve. Ces avis sont souvent impossibles à vérifier et ne reflètent pas nécessairement la réalité du travail effectué. Cette vigilance vaut d’ailleurs pour l’ensemble des sites internet consultés lors de vos recherches.
En revanche, certains retours de professionnels — avocats, assureurs, confrères ou partenaires institutionnels — peuvent constituer des indicateurs plus fiables. Ils témoignent généralement d’une collaboration réelle, d’un respect des procédures et d’un niveau d’exigence compatible avec des enjeux juridiques et professionnels.
La confidentialité absolue est un pilier fondamental du métier de détective privé. Le professionnel est tenu au secret professionnel et doit garantir la protection des informations confiées par son client.
Les échanges, les données collectées et les résultats de l’enquête doivent être traités dans le respect strict de la législation suisse, notamment en matière de protection des données et de respect de la vie privée.
À l’inverse, les tentatives de « bricolage personnel » — surveillance amateur, espionnage numérique, filatures improvisées — exposent directement le mandant à des risques pénaux et à l’invalidation totale des preuves recueillies. Faire appel à un détective privé agréé permet précisément d’éviter ces dérives, en s’appuyant sur un cadre légal clair et des méthodes professionnelles.
Il suffit de consulter la liste officielle tenue par la BASPE (Brigade des armes, de la sécurité privée et des explosifs). Seuls les détectives ou agences qui y figurent sont légalement autorisés à exercer dans le canton de Genève.
Non. Il n’existe pas de formation fédérale obligatoire en Suisse. En revanche, une autorisation cantonale est indispensable à Genève, délivrée après un contrôle strict de l’intégrité, du parcours et de la situation administrative du candidat.
L’activité des détectives privés est contrôlée par la BASPE, sous l’autorité de la police cantonale genevoise. Elle supervise les autorisations, effectue des contrôles et peut retirer une autorisation en cas de manquement.
Oui, mais uniquement dans le respect de la législation du canton concerné. Si le canton impose une autorisation spécifique (comme Genève, Neuchâtel ou le Tessin), le détective doit également y être agréé pour intervenir légalement.